« La diaspora cambogienne s'est mobilisée en nombre... | Main | Le PAM entame une aide alimentaire d'urgence au Cambodge frappé par la sécheresse »

avril 19, 2005

Un article paru dans le Monde que j'aime beaucoup

Voici ci-dessous, un article du Monde que j'aime beaucoup, et que je me permets de retranscrire. Malheureusement, je n'ai pas trouvé le nom de l'auteur que j'aurai bien aimé connaître. Cet article est intéressant pour plusieurs éléments que j'apprécie:

1. "L'aveuglement, un aveuglement dont Le Monde ne fut pas exempt"
--> Enfin une reconnaissance des non-vérités produites par la presse de l'époque.

2. "l'armée vietnamienne, pour des raisons propres à Hanoï, mette fin au régime de Pol Pot, en janvier 1979"
--> le Vietnam n'a pas été le libérateur du Cambodge, il s'agissait d'un concours de circonstances... Le régime qui a été instauré par la suite a été meurtrier, même s'il est difficile de faire pire que le régime khmer rouge.

3. "Khieu Samphan, alors chef de l'Etat en titre, et Ieng Sary, beau-frère de Pol Pot, coulent des jours paisibles dans une retraite politique que nul n'inquiète."
--> Cela souligne bien l'absurdité du Cambodge d'aujourd'hui.

4. "Plus encore qu'aux Cambodgiens, dont le traumatisme s'explique, cette réflexion s'impose à la communauté internationale, qui n'a pas su, à l'époque, discerner l'horreur."
--> Il s'agit d'un crime contre l'humanité. Un procès en dehors du Cambodge, concernant l'ensemble des Etats du monde (concernés en tant qu'être humain), doit se tenir. Par ailleurs, la famine organisée par le gouvernement actuel qui, de par la corruption, et la ponction importante d'une aide internationale plus que nécessaire, n'est-elle pas un crime contre l'humanité ? Pourquoi le TPI a-t-il donc été créé ? Faut-il nécessairement une guerre pour que l'humanité se réveille ?


Article paru dans l'édition du Monde du 19.04.05

Voici trente ans, le 17 avril 1975, les "Khmers rouges", ainsi que le prince Norodom Sihanouk avait surnommé les communistes du Cambodge, instauraient à Phnom Penh une des plus meurtrières dictatures du XXe siècle. Un régime dont l'Histoire retiendra, plus que l'ironie involontaire de son nom, le "Kampuchéa démocratique", le génocide qu'il perpétra, éliminant physiquement, en quatre petites années, entre un quart et un tiers de la population du pays.

Venant dans le contexte des luttes d'émancipation "anticoloniales" et "anti-impérialistes", la tragédie frappant le peuple khmer se déroula dans une indifférence générale autour d'un pays dont les nouveaux maîtres avaient hermétiquement scellé les frontières. L'aveuglement, un aveuglement dont Le Monde ne fut pas exempt ­ prévalut jusqu'à ce que l'armée vietnamienne, pour des raisons propres à Hanoï, mette fin au régime de Pol Pot, en janvier 1979, et que les témoignages commencent à se faire jour sur la violence inouïe et la froide démence qui s'étaient emparées du Cambodge.

Cette tragédie est aujourd'hui reconnue, amplement documentée, par des historiens mais aussi par de courageux militants khmers des droits de l'homme et des artistes, tel le cinéaste Rithy Panh, auteur du documentaire S21. Mais elle est restée impunie. Si Pol Pot lui-même est mort dans un règlement de comptes entre anciens "camarades", les autres ex-dirigeants khmers rouges ne sont toujours pas passés devant un tribunal, qu'il soit national ou international.

Le procès que se sont engagés à organiser conjointement l'actuel gouvernement de Phnom Penh et les Nations unies, qui, à ce titre, engagent la responsabilité morale de la communauté mondiale, n'a toujours pas commencé. Son financement vient tout juste d'être assuré. Il est possible qu'il se tienne en 2005 ou qu'il soit encore différé à 2006. N'y figureront même pas, en principe, deux des plus visibles assassins patentés de ce régime de bourreaux. Khieu Samphan, alors chef de l'Etat en titre, et Ieng Sary, beau-frère de Pol Pot, coulent des jours paisibles dans une retraite politique que nul n'inquiète.

A la veille de cet anniversaire, l'ethnologue français François Bizot, qui fut lui-même prisonnier des Khmers rouges avant 1975, insistait dans les pages de ce journal sur le profond travail de réflexion qui s'impose toujours à propos de ce drame. Plus encore qu'aux Cambodgiens, dont le traumatisme s'explique, cette réflexion s'impose à la communauté internationale, qui n'a pas su, à l'époque, discerner l'horreur. C'est-à-dire à nous tous, individuellement comme collectivement, dans la mesure où, ailleurs, tortionnaires et illuminés poursuivent leurs basses œuvres, tandis que, trop souvent, nous regardons dans une autre direction.

Il est trop facile d'invoquer le contexte de la guerre froide, qui opposait deux camps à travers l'Asie du Sud-Est, pour passer le drame khmer rouge aux profits et pertes de l'Histoire.

Posted by socrate at avril 19, 2005 11:25 AM

Trackback Pings

TrackBack URL for this entry:
http://www.teampdafrance.com/mt/mt-tb.cgi/765

Listed below are links to weblogs that reference Un article paru dans le Monde que j'aime beaucoup:

» free swinger from
swing swingers ads mother seduces son swinger party swing sets swingers sex swingers sex [Read More]

Tracked on juillet 31, 2005 11:19 AM

» dad fucking daughter from
mom son sucking father daughter taboo incest stories mom mature son gallery mom son sucking mother da... [Read More]

Tracked on août 4, 2005 05:38 AM

Comments

Post a comment




Remember Me?

(you may use HTML tags for style)