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avril 22, 2005

Sopheap en terrasse

Sopheap en terrasse

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Une jolie vue sur les Grands Bd

Une jolie vue sur les Grands Bd

Début du déjeuner

Posted by socrate at 02:13 PM | Comments (0) | TrackBack

Sonyericsson V800, Z800

Comme mes amis le savent, je dispose maintenant d'un V800 offert par mon ami Nghia (quel beau cadeau, merci encore !), que j'ai pu flasher en Z800, après quelques déboires...

L'un des principaux défauts du V800 est de ne pas permettre la lecture de mp3 en sonnerie si celui-ci ne dispose pas d'un DRM. Or, à moins de flasher la bête comme je l'ai fait, point de salut.

Je propose donc le package DRM proposé sur le site de SE à une époque. Il semble qu'il soit aujourd'hui difficile à trouver.

Si vous souhaitez en disposer (gratuitement évidemment), il suffit de m'envoyer un e-mail:
contact@socratelao.com

Et je me ferai un plaisir de vous l'envoyer.

Posted by socrate at 08:49 AM | Comments (44) | TrackBack

avril 21, 2005

Océane


Océane, originally uploaded by Socrate's Blog Life.

Ma jolie nièce, Océane, avec un grand sourire.

Posted by socrate at 12:00 AM | Comments (0) | TrackBack

avril 20, 2005

2 diablotins dans mon jardin. :-)

2 diablotins dans mon jardin. :-)

Posted by socrate at 11:16 PM | Comments (0) | TrackBack

Je bloggue directement avec mon mobile.

Je bloggue directement avec mon mobile.

Mon ami Nghia m'a offert un compte flickr pro. Je teste le moblogging qui ne marchait que pour une photo par jour dans la version gratuite apparemment.

Posted by socrate at 12:12 PM | Comments (0) | TrackBack

Mon neveu Quentin.

Mon neveu Quentin.

Aujourd'hui c'est jour de pause. J'en profite pour passer un peu de temps avec Quentin, mon neveu. Cela fait du bien car je ne le vois pas souvent.

Posted by socrate at 12:00 PM | Comments (0) | TrackBack

Mes remarques sur les deux articles ci-dessous

Sur la sécheresse: c'est bien ici le résultat alarmant de la scandaleuse déforestation sauvage, au mépris du développement durable d'une ressource inestimable propre au Cambodge. Le revenu dégagé ne profite bien entendu qu'à une élite minoritaire, trop pressée de se remplir les poches, avant que le bâteau ne sombre...

Sur le procès des khmers rouges: beaucoup d'argent, pour juger des morts et des demi-morts, sans rendre la justice, tout en permettant le dédouanement scandaleux du gouvernement en place. Quid de la corruption dans ces millions de dollars distribués ?

Posted by socrate at 01:55 AM | Comments (0) | TrackBack

CAMBODGE - Le procès contre les anciens Khmers rouges se prépare

Trente ans après le début du génocide, le gouvernement cambodgien doit résoudre un certain nombre de problèmes avant de pouvoir enfin juger les anciens responsables Khmers rouges encore vivants. "Il lui faut en particulier trouver les fonds pour recruter et former 300 personnes, juges, informaticiens, traducteurs, secrétaires ou gardes. Il lui faut également investir dans du matériel informatique et de sécurité. Enfin, il doit trouver et aménager l'endroit où le procès pourrait avoir lieu", explique le bimensuel Phnom Penh Post.

Au départ, le gouvernement cambodgien était prêt à investir 13,3 millions de dollars, mais cette somme a été réduite à 1,5 million, et il a été fait appel à la communauté internationale pour qu'elle aide à combler le manque. Les Nations unies ont pris en charge la formation de 30 juges locaux, qui depuis le mois de septembre 2004 planchent sur les lois internationales. Une nouvelle session de formation démarre le 25 avril prochain. Un compromis entre différents textes de loi, le Code pénal khmer, datant de 1956, le Code criminel de 1993, la charte de Nuremberg de 1950 et la convention de Genève de 1949, pourrait servir de référence au tribunal.

Le gouvernement doit également prévoir le logement de tout le personnel ainsi que des observateurs internationaux. "Une fois les fonds arrivés, il faudra encore compter trois mois de préparation pour que le procès puisse commencer", estime l'une des conseillères envoyées par l'ONU auprès du gouvernement cambodgien. Il pourrait durer deux ans.

Posted by socrate at 01:54 AM | Comments (0) | TrackBack

Le PAM entame une aide alimentaire d'urgence au Cambodge frappé par la sécheresse

Source: United Nation

19 avril 2005 – L'agence de l'ONU pour l'alimentation a entrepris l'acheminement d'une aide alimentaire d'urgence à plus de 150 000 Cambodgiens, victimes d'une pénurie après une sécheresse fulgurante, et prévient qu'en 2005, dans plus de la moitié des 24 provinces du Cambodge, la production de riz ne répondra pas aux besoins de la consommation nationale.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a commencé la distribution de rations de riz à plus de 150 000 Cambodgiens, victimes d'une pénurie après une sécheresse fulgurante, indique un communiqué de l'agence alimentaire de l'ONU publié aujourd'hui.

Au total, précise le communiqué, ce sont plus de 500 000 personnes qui luttent actuellement contre la faim au Cambodge

Le PAM prévoit de distribuer 1 500 tonnes de riz, au cours des trois prochains mois, aux agriculteurs, aux familles qui ne possèdent pas de terre et, d'une manière plus générale, aux familles les plus touchées et aux groupes les plus vulnérables, a déclaré Ramaraj Saravanamuttu, Directeur du PAM au Cambodge.

La sécheresse qui a commencé l'année dernière a déjà détruit environ 300 000 tonnes de riz de la récolte de décembre, soit 10 à 15% des cultures vivrières, indique le communiqué.

Le PAM prévient également que, selon le ministère de l'agriculture cambodgien, en 2005, dans plus de la moitié des 24 provinces du Cambodge, la production de riz ne répondra pas aux besoins de la consommation nationale.

Parmi elles, six provinces devront faire face à une pénurie sévère au cours de dix prochains mois.

Posted by socrate at 01:51 AM | Comments (0) | TrackBack

avril 19, 2005

Un article paru dans le Monde que j'aime beaucoup

Voici ci-dessous, un article du Monde que j'aime beaucoup, et que je me permets de retranscrire. Malheureusement, je n'ai pas trouvé le nom de l'auteur que j'aurai bien aimé connaître. Cet article est intéressant pour plusieurs éléments que j'apprécie:

1. "L'aveuglement, un aveuglement dont Le Monde ne fut pas exempt"
--> Enfin une reconnaissance des non-vérités produites par la presse de l'époque.

2. "l'armée vietnamienne, pour des raisons propres à Hanoï, mette fin au régime de Pol Pot, en janvier 1979"
--> le Vietnam n'a pas été le libérateur du Cambodge, il s'agissait d'un concours de circonstances... Le régime qui a été instauré par la suite a été meurtrier, même s'il est difficile de faire pire que le régime khmer rouge.

3. "Khieu Samphan, alors chef de l'Etat en titre, et Ieng Sary, beau-frère de Pol Pot, coulent des jours paisibles dans une retraite politique que nul n'inquiète."
--> Cela souligne bien l'absurdité du Cambodge d'aujourd'hui.

4. "Plus encore qu'aux Cambodgiens, dont le traumatisme s'explique, cette réflexion s'impose à la communauté internationale, qui n'a pas su, à l'époque, discerner l'horreur."
--> Il s'agit d'un crime contre l'humanité. Un procès en dehors du Cambodge, concernant l'ensemble des Etats du monde (concernés en tant qu'être humain), doit se tenir. Par ailleurs, la famine organisée par le gouvernement actuel qui, de par la corruption, et la ponction importante d'une aide internationale plus que nécessaire, n'est-elle pas un crime contre l'humanité ? Pourquoi le TPI a-t-il donc été créé ? Faut-il nécessairement une guerre pour que l'humanité se réveille ?


Article paru dans l'édition du Monde du 19.04.05

Voici trente ans, le 17 avril 1975, les "Khmers rouges", ainsi que le prince Norodom Sihanouk avait surnommé les communistes du Cambodge, instauraient à Phnom Penh une des plus meurtrières dictatures du XXe siècle. Un régime dont l'Histoire retiendra, plus que l'ironie involontaire de son nom, le "Kampuchéa démocratique", le génocide qu'il perpétra, éliminant physiquement, en quatre petites années, entre un quart et un tiers de la population du pays.

Venant dans le contexte des luttes d'émancipation "anticoloniales" et "anti-impérialistes", la tragédie frappant le peuple khmer se déroula dans une indifférence générale autour d'un pays dont les nouveaux maîtres avaient hermétiquement scellé les frontières. L'aveuglement, un aveuglement dont Le Monde ne fut pas exempt ­ prévalut jusqu'à ce que l'armée vietnamienne, pour des raisons propres à Hanoï, mette fin au régime de Pol Pot, en janvier 1979, et que les témoignages commencent à se faire jour sur la violence inouïe et la froide démence qui s'étaient emparées du Cambodge.

Cette tragédie est aujourd'hui reconnue, amplement documentée, par des historiens mais aussi par de courageux militants khmers des droits de l'homme et des artistes, tel le cinéaste Rithy Panh, auteur du documentaire S21. Mais elle est restée impunie. Si Pol Pot lui-même est mort dans un règlement de comptes entre anciens "camarades", les autres ex-dirigeants khmers rouges ne sont toujours pas passés devant un tribunal, qu'il soit national ou international.

Le procès que se sont engagés à organiser conjointement l'actuel gouvernement de Phnom Penh et les Nations unies, qui, à ce titre, engagent la responsabilité morale de la communauté mondiale, n'a toujours pas commencé. Son financement vient tout juste d'être assuré. Il est possible qu'il se tienne en 2005 ou qu'il soit encore différé à 2006. N'y figureront même pas, en principe, deux des plus visibles assassins patentés de ce régime de bourreaux. Khieu Samphan, alors chef de l'Etat en titre, et Ieng Sary, beau-frère de Pol Pot, coulent des jours paisibles dans une retraite politique que nul n'inquiète.

A la veille de cet anniversaire, l'ethnologue français François Bizot, qui fut lui-même prisonnier des Khmers rouges avant 1975, insistait dans les pages de ce journal sur le profond travail de réflexion qui s'impose toujours à propos de ce drame. Plus encore qu'aux Cambodgiens, dont le traumatisme s'explique, cette réflexion s'impose à la communauté internationale, qui n'a pas su, à l'époque, discerner l'horreur. C'est-à-dire à nous tous, individuellement comme collectivement, dans la mesure où, ailleurs, tortionnaires et illuminés poursuivent leurs basses œuvres, tandis que, trop souvent, nous regardons dans une autre direction.

Il est trop facile d'invoquer le contexte de la guerre froide, qui opposait deux camps à travers l'Asie du Sud-Est, pour passer le drame khmer rouge aux profits et pertes de l'Histoire.

Posted by socrate at 11:25 AM | Comments (0) | TrackBack

avril 18, 2005

La diaspora cambogienne s'est mobilisée en nombre...

La commémoration du 30ème anniversaire du génocide commis par les khmers rouges a été l'occasion pour la diaspora cambodgienne de se réunir en nombre, pour ne jamais oublier cette triste période de notre histoire.

C'est une première historique ! Jamais un 17 avril n'aura mobilisé autant de Cambodgiens. J'espère simplement que l'effort ne sera pas vain, et que cette commémoration annuelle sera enfin l'occasion pour la diaspora cambodgienne de se rassembler et de faire le point sur les efforts à fournir pour le développement du Cambodge.

Malgré l'aide internationale, le Cambodge reste l'un des pays les plus pauvres de la planète.

Voici quelques photos issues du site officiel dédié à la commémoration:

La cérémonie s'est terminée par un émouvant laché de ballons, signe d'espoir pour notre pays.

Posted by socrate at 11:55 AM | Comments (0) | TrackBack

Les Médias ont le pouvoir de changer vos dires...

Aujourd'hui, lors de la commémoration du 30ème anniversaire du génocide commis sous le régime des khmers rouges, j'ai été interviewé par ITélé, qui est la chaîne d'information de CanalSatellite.

J'ai tenu un long discours au journaliste, notamment sur la question de la nécessité de cette commémoration pour que les jeunes français d'origine cambodgienne, et la communauté internationale prennent conscience que le génocide au Cambodge n'est plus un problème cambodgien mais bien un problème lié à l'humanité toute entière.

J'ai notamment dit que le tribunal international créé de façon ad-hoc pour juger les khmers rouges coûtait très cher à mettre en place. Que le gouvernement actuel est composé d'anciens khmers rouges, et que ce tribunal risque de n'avoir pour effet que de dédouaner le gouvernement actuel de toute responsabilité, sans rendre la justice aux victimes.

Dans ce que le journaliste a gardé de mon interview, mes dires prêtaient à interprétation. Je tenais donc à rétablir l'entièreté de ma position dans cette note.

Posted by socrate at 12:14 AM | Comments (0) | TrackBack

avril 17, 2005

Les vénérables sont aussi présents

Les vénérables sont venus pour la commémoration et ont réalisé une courte cérémonie de prières et de recueillement.

Posted by socrate at 10:28 PM | Comments (0) | TrackBack

Début de la commémoration

Devant le mur de la paix, la foule commence à s'installer.

Posted by socrate at 10:25 PM | Comments (0) | TrackBack

Accident de voiture

Accident de voiture

En marchant vers le Trocadero un accident de voiture s'est produit devant moi.

Posted by socrate at 03:48 PM | Comments (0) | TrackBack

Une marche historique...

En cette nuit de samedi à dimanche, j'ai du mal à trouver le sommeil. Je suis heureux. Pour la première fois depuis 30 ans, la communauté cambodgienne de France a su s'unir et travailler ensemble pour commémorer le 30ème anniversaires du génocide commis sous le régime des khmers rouges.

La France et les Français connaissent mal l'histoire du Cambodge, et ont souvent une idée fausse de ce qu'il s'est réellement passé il y a 30 ans, jour pour jour, le 17 avril 1975. Les jeunes français d'origine cambodgienne ont comme oublié leur passé, et cette commémoration doit les aider à retrouver leurs racines.

La marche que nous avons mis tant d'effort à mettre en place, tout comme le cycle des conférences, pour sensibiliser l'opinion publique sur les problèmes politiques du Cambodge, sont le résultat d'un réel effort de la jeune génération cambodgienne, celle qui ne connait la tragique histoire du régime khmer rouge qu'au travers des récits de leurs parents. Cette mobilisation est une première historique, et j'ai bon espoir que cet effort de mémoire, ce devoir de mémoire, n'en sera que renforcé.

J'espère voir une mobilisation forte tout à l'heure, sur la dalle des droits de l'homme...

Le combat pour la vérité ne fait que commencer.

Posted by socrate at 12:52 AM | Comments (0) | TrackBack

avril 16, 2005

Génocide, Une démocratie rongée par son gouvernement

L'opposition est écrasée, et la corruption s'installe.

Par Arnaud DUBUS

samedi 16 avril 2005 (Liberation - 06:00)

Phnom Penh envoyé spécial

Treize ans après le retour à la paix, la démocratie cambodgienne est à la dérive. En 1992, le pays a commencé d'émerger de deux décennies de guerre, de génocide, puis de régime communiste sous la houlette du Vietnam. L'année suivante, le pays, encore meurtri, a adopté une Constitution démocratique exemplaire, rédigée sous l'égide des Nations unies. Treize ans plus tard, cette société rurale et traditionnelle, chamboulée par les années Khmers rouges, a-t-elle progressé sur la voie des libertés?

«Manipulés». Premier constat : c'est toujours le même homme qui dirige. Hun Sen, 53 ans, ancien chef adjoint d'un régiment khmer rouge rallié au Vietnam en 1977, occupe le poste de Premier ministre depuis 1985. Ce qui fait de lui le dirigeant qui a la plus grande longévité en Asie du Sud-Est. Il n'y a eu qu'un bref intermède, un gouvernement bicéphale au sein duquel Hun Sen n'était que «second» Premier ministre. Un coup de force y a remédié en juillet 1997. Par deux fois, Hun Sen a remporté les élections au terme de scrutins jugés «acceptables» par l'Union européenne, mais «manipulés» selon les ONG locales et l'opposition.

Les progrès n'en sont pas moins évidents. «La société civile est dynamique. Les Cambodgiens sont de plus en plus conscients de leurs droits, et prêts à les défendre», note Thun Saray, président de l'ONG de protection des droits de l'homme Adhoc. A l'exception d'une radio, l'audiovisuel est sous le contrôle du pouvoir. Mais la presse s'exprime très librement, et va parfois jusqu'à insulter les dirigeants. «Comparé à la Birmanie, le Cambodge est une société ouverte, une démocratie, quoique très limitée», analyse Kem Sokha, directeur du Centre cambodgien pour les droits de l'homme.

Mais l'opposition politique a été réduite à néant après la levée, en février, de l'immunité parlementaire de l'un de ses chefs, Sam Rainsy, accusé de diffamation, et contraint à l'exil. Une série de meurtres politiques a culminé par celui, en janvier 2004, du leader syndical Chea Vichea. Aucune des enquêtes ouvertes sur ces assassinats n'a abouti. Des dizaines de milliers de Cambodgiens ont assisté aux funérailles de Chea Vichea, un critique virulent du gouvernement. «On se serait cru après la mort du Christ. Chaque orateur exprimait une foi incroyable en l'Homme», raconte François Ponchaud, ex-missionnaire et observateur de longue date de la réalité cambodgienne. Il y a une atmosphère de défiance vis-à-vis du pouvoir. Rares sont ceux qui disent soutenir le parti du Premier ministre, le PPC (Parti du peuple cambodgien). La corruption croissante à tous les échelons de l'administration, particulièrement au sommet, y est pour beaucoup. Ces derniers mois, les administrations se sont mises à brader les bâtiments publics dans des conditions complètement opaques. Le clou de ces soldes a été la mise en concession du «champ de la mort» de Choeung Ek Ñ où les Khmers rouges ont exécuté des dizaines de milliers de victimes. «L'Etat devient de plus en plus mafieux. Les ministres ne pensent qu'au fric. C'est un Etat fascisant prêt à se vendre à tout le monde», commente un diplomate occidental.

Dans les campagnes, le soutien au gouvernement s'érode du fait des spoliations de terres : des paysans sont évincés de force par des militaires ou des firmes liées aux clans du pouvoir. Les incidents sont de plus en plus fréquents. En mars, lors d'une manifestation de paysans dépossédés près de Poipet, une ville en plein boom au nord-ouest du pays, la police militaire a ouvert le feu, tuant 5 personnes. «Cette situation explosive est la raison pour laquelle le gouvernement a supprimé le parti de Sam Rainsy, car il pouvait être une alternative», affirme un juriste.

«Complices». Malgré cette dérive, les pays donateurs continuent à soutenir financièrement le Cambodge, dont plus de la moitié du budget vient de l'assistance internationale. En décembre, ils ont encore versé 380 millions d'euros, tout en faisant des remontrances au gouvernement. «Les donateurs sont complices. Ils ont la responsabilité d'assurer que les fonds sont utilisés au bénéfice des Cambodgiens», accuse Mike Davis de l'ONG Global Witness. Dans ce sombre tableau, beaucoup saluent la façon habile et discrète dont le nouveau roi Sihamoni a entamé son règne, multipliant les visites aux paysans et évitant de se brûler aux feux de la politique. «Il est proche des gens. Hun Sen, on le craint. Lui, on l'aime. C'est un des espoirs», dit François Ponchaud.

Posted by socrate at 04:48 PM | Comments (0) | TrackBack

Génocide, A savoir

samedi 16 avril 2005 (Liberation - 06:00)

Le 17 avril 1975

les Khmers rouges, maquisards communistes alliés au prince Norodom Sihanouk, entrent dans Phnom Penh. Ce qui met fin à la guerre déclenchée le 18 mars 1970 par le coup d'Etat du maréchal Lon Nol, soutenu par les Etats-Unis. Ils instaurent le régime du Kampuchea démocratique, et dirigent le pays jusqu'en 1979.

1,7 million de morts

L'historien australien Ben Kiernan, directeur du Programme sur le génocide cambodgien (PGC), a établi que le régime de Pol Pot a causé en quatre ans la mort de plus de 20 % de la population, estimée à 7,9 millions d'habitants à l'époque.

L'armée vietnamienne

a mis fin au génocide en envahissant le Cambodge fin 1978. Le Vietnam s'est retiré en 1989 laissant en place un régime provietnamien affrontant la guérilla khmère rouge et royaliste .

La paix

a été restaurée par les accords de Paris signés en 1991. Les Khmers rouges ont été déclarés «hors la loi» en 1994. Fin 2004, les députés cambodgiens ont ratifié une loi prévoyant le procès des anciens dirigeants.

Saloth Sar, alias Pol Pot,

dirigeant suprême des Khmers rouges, est mort en 1998. Khieu Samphan (ex-chef de l'Etat), Ieng Sary (ex-ministre des Affaires étrangères), Nuon Chea (ex-n° 2 du régime) vivent au Cambodge, en liberté, depuis leur ralliement en 1998. Ta Mok, dit «le Boucher», et Douch (ex-chef du camp de Tuol Sleng S-21) sont en prison.

Posted by socrate at 04:47 PM | Comments (0) | TrackBack

Génocide Amnésique

Par Patrick SABATIER

samedi 16 avril 2005 (Liberation - 06:00)

Nul n'imagine une Allemagne où Goering et Speer couleraient des jours tranquilles en Bavière, où les victimes des camps devraient vivre côte à côte avec leurs bourreaux, sous le gouvernement autoritaire d'ex-nazis convertis à une démocratie formelle, mais surtout occupés à se remplir les poches, avec l'aval des Nations unies. C'est pourtant la situation étrange du Cambodge, petit royaume d'Asie qui ne s'est pas totalement remis de l'effroyable tragédie qu'il a connue il y a trente ans.

Une machine de mort, fonctionnant sur le principe paranoïaque du «tuer pour ne pas être tué», et s'inspirant d'une idéologie nationale-communiste de la table rase, s'empara alors du pouvoir au terme d'une guerre sanglante. Cette «utopie meurtrière» entraîna la mort d'un quart de la population du pays. Le reste a été traumatisé à vie. Si le Cambodge vit aujourd'hui en paix, et assure la survie, souvent précaire et misérable, de ses citoyens, il reste handicapé par la violence, la corruption, des injustices criantes, et l'absence de démocratie politique autant que de justice.

Ce sont là plaies sans doute inévitables. Après pareil cataclysme, toute normalité, même chaotique, tient du miracle.

Mais on ne peut s'en satisfaire. Une société aussi amnésique n'a aucune chance de se développer durablement en paix. Faire justice, en jugeant les responsables du génocide khmer, peut être la meilleure des thérapies pour le Cambodge. Mais un procès tardif, pour être nécessaire, ne suffira pas à exorciser les démons de la forêt cambodgienne. Il ne faut pas laisser se reconstituer le terreau de misère, d'ignorance, d'injustice et d'inégalités dans lequel la barbarie khmère rouge avait plongé ses racines.

Posted by socrate at 04:45 PM | Comments (0) | TrackBack

«Ne rejetons pas l'humanité chez le bourreau»


François Bizot, ethnologue, emprisonné dans un camp khmer rouge, témoignera pour la défense et l'accusation au procès de l'ancien chef tortionnaire du régime de Pol Pot • Pour lui, l'histoire des génocides ne supportent pas les bons sentiments •

Par Philippe GRANGEREAU

samedi 16 avril 2005 (Liberation.fr - 08:13)

On le comprend d'emblée en lisant «Le Portail», le livre qu'il a tiré de son expérience traumatisante au Cambodge (1): rien n'exaspère plus François Bizot que les bons sentiments lorsqu'on aborde l'épisode traumatique du génocide cambodgien, et les génocides en général. C'est de face que cet ethnologue veut observer la nature humaine, même dans ses tréfonds les plus tabous.

Membre de l'Ecole française d'Extrême-Orient, Bizot arrive au Cambodge en 1965 pour étudier la culture et la religion bouddhiste. En octobre 1971, il est capturé par des miliciens khmers rouges. Il est jeté dans un camp dirigé par Douch, qu'il connaît et qui va devenir le chef des tortionnaires du régime de Pol Pot. Douch, inculpé de génocide en 1999 et emprisonné, doit être prochainement jugé avec d'autres responsables khmers rouges. Bizot le qualifie d'«ami». Toujours en contact avec lui, il a a accepté d'être témoin à son procès, à la fois pour l'accusation et pour la Défense.

Que vous inspire le trentième anniversaire de l'arrivée des Khmers rouges au pouvoir?
Il m'est impossible ne pas lier cet anniversaire à celui des 60 ans d'Auschwitz. Même si, au Cambodge, c'est le début de l'horreur, alors que pour Auschwitz c'est la fin. Pour les deux, un devoir de mémoire est indispensable mais il doit s'accompagner d'un devoir de réflexion, et ne pas se contenter de bons sentiments. Il faut qu'on arrête d'entrer dans cette espèce de lien pathétique et sécurisant avec le devoir de mémoire qui est celui du «plus jamais cela». C'est un rituel qui n'a pas de sens, car il y a toujours «cela». Je préfèrerais qu'on dise: comment «cela» a-t-il été possible? Voilà un regard qui commence à m'intéresser, car ce regard se porte sur l'autre et, comme dit Brassens, «ne jetez pas la pierre sur l'autre, car je suis derrière».

Douch, l'idéaliste devenu tortionnaire, c'aurait pu être un autre?
Le jeune Douch est parti dans le maquis le cœur gonflé d'une attente qui était celle d'une patrie bien-aimée dans laquelle le paysan vivrait enfin sans être exploité par les riches, sans injustices. Même si on trouve des exagérations à cet idéal et si on en voit les failles après-coup, nous sommes tous susceptibles de tomber dans ce panneau. Le problème n'est pas celui d'un Guy Georges ou d'un Jack l'éventreur qui tuaient sous l'empire de leurs propres pulsions. Si on enferme Guy Georges avant qu'il passe à l'acte, on épargne la vie de beaucoup de jeunes filles. Si on enferme préventivement Douch, qui va devenir le président de Tuol Sleng et reconnaît une quarantaine de millier d'exécutions, ça ne change rien. Tuol Sleng aurait fonctionné de la même manière avec comme résultat le même nombre de morts. Il tuait pour une idéologie, non seulement parce que c'est licite mais parce que c'est méritoire. Et le courage qu'il met à en tuer plus, c'est, d'une certaine manière, un acte révolutionnaire encore plus grand.

Le procès des Khmers rouges doit-il avoir lieu?
Oui, mais si on veut un procès à la mémoire des victimes et pour punir les bourreaux, on va être déçu. Il n'y a pas de peine à la hauteur du crime et des souffrances engendrées sur des milliers et des milliers de personnes. Mais si on veut un procès qui assouvisse un désir de justice, une réhabilitation des victimes, cela est souhaitable. Douch, pour sa part, n'esquive pas sa responsabilité et il a envie de parler. Il pourrait même se dire victime d'une idéologie ou qu'on l'a trompé. Mais il a accepté d'être un rouage du mécanisme de la sécurité dans le dipositif khmer rouge et il est totalement responsable.

Vous avez accepté d'être témoin de la défense pour le procès de Douch...
Pour la défense comme pour l'accusation. Dans un cas comme dans l'autre, je dirais la même chose. Comme je suis un des seuls survivants qui soit passé entre ses mains, j'ai d'abord été contacté par l'accusation afin de témoigner à charge. Mais j'ai aussi accepté de témoigner à la requête de l'avocat de Douch. Pourtant je ne peux plus l'aider. Il est face à la vérité et la vérité est terrible pour lui. Je témoignerai cependant que son seul souci était patriotique et idéologique. Pas un instant il n'a été animé par l'envie de tuer ou de faire souffrir. Mais il a tué et fait souffrir pour une cause qui, a ses yeux, le valait, d'autant plus qu'il était sous les ordres de sa hiérarchie révolutionnaire. C'est un éxécutant.

Qui, selon vous, devrait comparaître à l'occasion d'un procès des Khmers rouges?
Tous les khmers rouges de la hiérarchie de l'époque actuellement vivants, y compris ceux qui sont libres comme Khieu Samphan et Ieng Sary, amnistié par le roi Sihanouk. Hun Sen (l'actuel
Premier ministre), faisait partie des pro-vietnamiens et il faut reconnaître que dans les zones sous contrôle de ces derniers, il n'y a pas eu autant de morts que dans celles sous contrôle des pro-chinois.

Pourquoi le procès traîne depuis tant d'années?
La Chine est contre et les Etats-Unis aussi. Les chefs Khmers rouges ont un trésor de guerre et il est probable, bien que je n'aie pas de preuves, qu'ils ont beaucoup arrosé pour s'assurer la tranquilité de leurs vieux jours. Et puis les dirigeants cambodgiens n'en ont pas très envie car il y a plus d'inconvénients que d'avantages à en retirer.

Posted by socrate at 04:44 PM | Comments (0) | TrackBack

Génocide, Le Cambodge malade de son passé

Trente ans après la victoire des Khmers rouges, le pays, qui n'a pas encore jugé les responsables du génocide, peine à se reconstruire.

Par Arnaud DUBUS

samedi 16 avril 2005 (Liberation - 06:00)

Phnom Penh envoyé spécial

Les Cambodgiens souhaitent-ils que les chefs khmers rouges, responsables entre 1975 et 1979 de la mort de 1,7 million de leurs compatriotes, soit un quart de la population du pays, soient jugés ? Ou veulent-ils oublier cette période traumatique ? La question n'est pas rhétorique. Les autorités cambodgiennes, dirigées par le Premier ministre, Hun Sen, ancien commandant khmer rouge, font manifestement traîner les choses. Après sept ans de pourparlers laborieux, les Nations unies et le gouvernement de Phnom Penh viennent de s'entendre sur un tribunal mixte où siégeront juges internationaux et cambodgiens. Le procès pourrait se tenir, au plus tôt, à la fin de l'année, les pays donateurs s'étant engagés à fournir près de 39 millions de dollars pour l'organisation.

Seuls deux responsables khmers rouges, vieillissants, sont en prison : Ta Mok, l'ex-secrétaire de la région Sud-Ouest, et Douch, ancien directeur du centre de torture de Tuol Sleng à Phnom Penh. Les autres dirigeants du régime sont morts, comme son chef, Pol Pot, en 1998. Ou bien ils ont négocié leur reddition dans les années 90 et continuent à vivre librement au Cambodge, tels Ieng Sary ou l'ex-Président Khieu Samphan. Ce dernier a même publié ses mémoires en France (1). On ne sait pas vraiment s'ils passeront ou non devant le tribunal.

«Leçon». Des entretiens avec des Cambodgiens de tous milieux indiquent pourtant que, dans leur grande majorité, ceux-ci veulent voir leurs bourreaux dans le box des accusés. Ils pensent même qu'il faut inclure tous les Khmers rouges impliqués dans des crimes, sans se limiter aux anciens dirigeants. «Le jour où je verrai les chefs khmers rouges devant le juge, j'aurai un sentiment de réconfort», avoue Chhun Sakân, proviseur à la retraite, dont le frère aîné a été exécuté en 1974. Pour lui, il ne s'agit pas simplement d'une vengeance, mais d'une étape nécessaire pour assurer l'avenir du pays. «C'est une question de justice pour les victimes, mais cela doit aussi servir de leçon. J'ai remarqué que nos dirigeants aiment bien tuer leurs compatriotes...» Sary Vanny, 47 ans, épicier, abonde dans le même sens : «Oui pour le procès, car si on ne les juge pas, il y aura encore des Khmers rouges. On a encore peur de Pol Pot.»

«Barre de fer». Vingt-six ans après la fin du régime meurtrier, la cicatrice n'est pas refermée. Même s'ils en parlent assez peu spontanément, trop affairés à essayer de gagner leur vie dans une société très inégalitaire, les Cambodgiens continuent à porter leur souffrance. Sin Keo, paysan, a été emprisonné deux ans : «Nous étions une vingtaine, allongés sous un hangar, reliés les uns aux autres par une barre de fer aux pieds. Les gardiens refusaient de nous détacher pour uriner. Certains étaient battus pendant les interrogatoires.» Il n'était pas au courant du procès, mais apprend la nouvelle avec satisfaction. «Je voudrais qu'on juge tous les Khmers rouges. Ils nous ont traités comme si nous n'avions aucune valeur humaine.»

Les plus informés ont une idée précise de la forme que devrait prendre le procès, privilégiant le plus souvent une version internationale, option rejetée par le gouvernement cambodgien. «Seul un procès international peut changer les choses. S'il a lieu devant un tribunal cambodgien, je n'ai aucune confiance», lance un petit commerçant sino-khmer de Kompong Thom. «Les tribunaux cambodgiens sont trop corrompus», explique un médecin. D'autres font pourtant quand même confiance au gouvernement, persuadés qu'il «souhaite lui aussi un processus de cicatrisation de la société», comme le dit Farina So, étudiante.

Certains Cambodgiens s'opposent à ce procès, mais ils semblent n'être qu'une petite minorité. Leur argument est qu'il vaut mieux oublier ce passé douloureux, sous peine de déstabiliser de nouveau le pays. Peas Math, commerçant, pense simplement qu'il est trop tard. «Après 1979 (chute du régime khmer rouge, ndlr), on était prêts à tuer les dirigeants khmers rouges si on les rencontrait. Mais cette colère s'est apaisée. On est trop occupés à gagner notre vie...» Le fait que le gouvernement actuel comprenne nombre d'ex-Khmers rouges, outre Hun Sen ­ le président du Sénat, Chea Sim, le président honoraire du parti au pouvoir, Heng Samrin ­, complique encore l'affaire. «Si on juge, on doit juger seulement les plus hauts dirigeants. Si on s'en prend aux petits cadres, ou aux soldats, il n'y aura plus personne pour travailler dans le gouvernement actuel», poursuit-il.

Assiette de riz Plus de la moitié de la population est née après la chute des Khmers rouges. Pour les jeunes, cette histoire est assez abstraite. Ils ne la connaissent que par les récits de leurs parents. Un enfant qui ne termine pas son assiette de riz se verra parfois rappeler fermement que, «sous les Khmers rouges», on aurait été bien content d'en avoir autant. Certains ont visité le musée du Génocide de Tuol Sleng, beaucoup ont vu le film d'Alex Joffé la Déchirure. A la sortie d'une école privée , un adolescent se dit «très désireux de suivre le procès» car «on pourra alors savoir qui sont les anciens Khmers rouges dans le gouvernement actuel». A côté de lui, un autre jeune estime au contraire qu'il y a eu des points positifs sous les Khmers rouges : «L'égalité entre riches et pauvres, par exemple. Et contrairement à aujourd'hui, il n'y avait ni gangsters ni voleurs...» Leurs connaissances sur cette période sont souvent très vagues. Depuis 1993, les manuels scolaires ne contiennent pas une ligne sur le régime khmer rouge. «Entre 1979 et 1993, il y avait une mention, mais c'était de la pure propagande», explique Youk Chhang, directeur d'un centre qui collecte les documents sur le régime khmer rouge.

(1) L'Histoire récente du Cambodge et mes prises de position, 2004, L'Harmattan.

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avril 14, 2005

GENOCIDE CAMBODGIEN, Il y a trente ans, Phnom Penh...

NOUVELOBS.COM | 14.04.05 | 11:46

Le 17 avril 1975, la capitale cambodgienne est envahie par les khmers rouges. Le régime de terreur du maréchal Pol Pot va durer près de quatre ans.


Le mémorial de Choeung Ek (AP)

I l y a trente ans, le 17 avril 1975, de jeunes soldats khmers rouges vêtus de noir et faméliques entrent dans Phnom Penh sans résistance et font évacuer la ville immédiatement, premier acte du régime de terreur de Pol Pot qui va durer près de quatre ans.
La "glorieuse révolution" du Kampuchéa démocratique (KD) se met alors en marche. Les ultra-maoïstes prennent le pouvoir au Cambodge, deux semaines avant que les communistes vietnamiens ne fassent tomber Saïgon.
Très vite, les Khmers rouges vident les villes, synonymes de toutes les perditions de l'ancien régime honni du maréchal Lon Nol soutenu par les "impérialistes" américains, tombé comme un fruit mûr, et dont ils vont s'acharner à liquider tous les représentants: hauts cadres, soldats, fonctionnaires.
En une journée, la capitale Phnom Penh est vidée de tous ses habitants, près de deux millions, auxquels les Khmers rouges affirment qu'ils ne partent que pour quelques jours, sous le prétexte de bombardements américains qui n'auront jamais lieu.

Une idéologie communiste radicale

Femmes en couches, invalides ou malades perfusés sont sommés de quitter leur lit d'hôpital pour les campagnes. Publicité

Puis ce sont tous les citadins du pays de près de huit millions d'habitants qui sont jetés sur les routes: le "peuple nouveau" doit être purgé de tous ses vices.
L'Angkar, "Organisation" suprême sans visage, dirigée par le "frère numéro un" Pol Pot, avec Nuon Chea, Khieu Samphan, Ieng Sary, Son Sen ou Ta Mok, applique une idéologie ultra-nationaliste et communiste radicale.
Elle exalte la ligne pure choisie par le Parti communiste chinois, mais veut mener sa révolution bien plus loin que celle en marche à Pékin.
"Les Khmers rouges ont défini leur variante du communisme", explique Craig Etcheson, chercheur, "ils ont porté leur révolution bien plus loin que tous leurs prédécesseurs marxistes".
L'Angkar impose progressivement l'élimination de la famille (séparations, coopératives, repas collectifs), l'abolition de la religion, de l'argent, et bouleverse jusqu'au langage et aux rapports sociaux et humains.

Le peuple meurt de faim

Les chefs khmers rouges, la plupart éduqués et formés à l'étranger, surtout en France, veulent faire table rase et construire un homme nouveau dans une société de type rural rigoureusement égalitaire.
Au nom d'une utopie agraire visant l'autarcie, ils affament et épuisent le peuple qu'ils mettent dans tout le pays aux travaux forcés au service de la production de riz et de gigantesques travaux d'irrigation, tout en l'abrutissant de propagande.
La révolution du KD est totalitaire: tortures, exécutions sommaires, grands mouvements de déportation, surveillance de chaque instant et nettoyage ethnique anticham (musulman), antivietnamien, antichinois.
A Phnom Penh, le centre de torture de Tuol Sleng voit passer au moins 15.000 hommes, femmes, enfants sommés de confesser être à la solde de la CIA, du KGB ou de Hanoï, et dont seuls sept ressortiront vivants.
En trois ans, huit mois et vingt jours d'absolue folie meurtrière, près de deux millions de Cambodgiens meurent sous la torture, de famine, de maladie, d'épuisement aux travaux forcés et de purges internes au Parti.

Génocide occulté du programme scolaire

Le durcissement impitoyable du régime en 1977, des purges internes effroyables et des défections massives accélèrent sa fin.
Fin 1978, 150.000 soldats vietnamiens déferlent sur le Cambodge après des incursions meurtrières des Khmers rouges en territoire vietnamien.
Ils les chassent du pouvoir le 7 janvier 1979.
Les impératifs géostratégiques des grandes puissances préservent les chefs khmers rouges de toutes poursuites.
Pol Pot est mort en 1998. Khieu Samphan, Nuon Chea, Ieng Sary sont toujours vivants et libres, en attendant leur hypothétique procès.
Trente ans plus tard, le Cambodge souffre toujours de l'élimination de ses élites. Il ne s'est pas réconcilié avec son passé. Les enfants n'apprennent pas le génocide à l'école.
Le pays vit avec le traumatisme de l'un des pires génocides du XXe siècle, qui a traumatisé jusqu'à la génération de ceux qui sont nés après lui.

Témoignage choc

François Ponchaud, des missions étrangères de Paris, a été témoin de la prise de Phnom Penh et de son évacuation par les Khmers rouges le 17 avril 1975. Trente ans après, le religieux français se souvient:
"Toute la nuit du 16 au 17 avril, nous avons été soumis a une pression psychologique extraordinaire. Les roquettes se sont abattues sur Phnom Penh, tuant beaucoup de gens. On attendait anxieusement l'arrivée des Khmers rouges", explique le prêtre qui a dénoncé le génocide dès 1977 dans un livre choc: "Cambodge année zéro".
"Le 17 avril, dès le lever du jour, un flot continu de réfugiés arrivait des faubourgs de la ville", note le père, du bon poste d'observation qu'était la cathédrale de Phnom Penh, avec son clocher de 60 mètres.
"Vers 7h du matin, le flot (de réfugiés) cesse. Une voiture blanche s'arrête devant l'ambassade de France", des négociations s'ouvrent (...) puis "l'armée khmère se rend".
Alors "c'est la liesse générale, jusqu'à environ 10 h. La guerre est finie! Les gens étaient très heureux, enfin ils allaient pouvoir retourner chez eux".
"On croyait qu'ils fraternisaient avec les Khmers rouges, mais c'étaient de faux Khmers rouges (..) des hommes à la solde de Lon Non, le frère du président Lon Nol, qui voulaient ravir la victoire aux Khmers rouges. C'a été un malentendu total".

Une ville complètement vide

"Les Khmers rouges disaient 'partez, partez vite, les Américains vont bombarder la ville!' C'est ainsi que toute la population de Phnom Penh, entre 2 et 6 h du soir, est partie sur les routes".
Dans Phnom Penh vidée, il ne reste plus que des Khmers rouges venus prendre une ville qu'ils s'imaginaient pleine d'Américains et de misère et qui découvrent, éberlués, le palais royal, le monument de l'Indépendance.
"Le 18 avril au matin, je pouvais certifier que la ville était complètement vide, complètement déserte", poursuit le prêtre.
"Ce qui m'a le plus marqué, c'est de voir tous les blessés et malades partir sur la route. Et la deuxième impression, très forte aussi, c'est le silence, la terreur des gens qui quittent la ville".
"Les Khmers rouges n'avaient pas besoin de donner des ordres, il suffisait qu'ils nous regardent et on se sentait tout petits devant eux. C'est ça cette violence froide, cette violence sourde des Khmers rouges".
"Au soir même, on pouvait difficilement dire "Phnom Penh libéré dans la joie", conclut le religieux.
"Déjà dans l'après-midi du 17 avril on ne pouvait plus avoir de doutes sur le régime qui s'instaurait ... un régime de fous".

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5ème journée du cycle des conférences

La salle était comble. Preuve que les Cambodgiens savent se rassembler pour le devoir de mémoire, pour ne jamais oublier le 17 avril 1975 date du début du régime de tortures des khmers rouges.

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avril 13, 2005

Une jeune demoiselle jouant du piano.

Une jeune demoiselle jouant du piano.

Une jeune pianiste qui s'exerce avant le début de la conférence.

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Khmer Intelligence - 13 avril 2005

Ranariddh accuses L’Express of repeating Sam Rainsy’s allegations but does not dare sue the French magazine (1)
Pro-CPP newspapers Rasmei Kampuchea on 12 April quoted Prince Norodom Ranariddh as saying that the French magazine L’Express was just repeating Sam Rainsy’s allegations about his (Ranariddh’s) corruption. He asked Sam Rainsy to give to the Cambodian court any evidence he had allegedly given to L’Express. But he did not specify whether he would sue L’Express for defamation before the French court (see KI, 10 April 2005: “CPP warns Ranariddh against filing a lawsuit against L’Express”).
Actually, Sam Rainsy’s lawyer has already submitted to the Cambodian court (since 22 March 2005) irrefutable evidence about Ranariddh’s corruption (see KI, 30 March 2005: “Reasons for the killing of a witness”).
See Rasmei Kampuchea’s article dated 12 April 2005 by clicking at
http://www.khmerintelligence.org/050412RasmeiKampuchea.pdfSee L’Express’s report titled “Kickbacks in Phnom Penh” by clicking at
http://www.khmerintelligence.org/express2.pdf or at http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/cambodge/dossier.asp
See evidence of Ranariddh’s corruption as submitted to the Cambodian court by clicking at
http://www.khmerintelligence.org/KillingOfWitness.pdf
Hun Sen did not dare sue L’Express which accused him and his wife of a murder (1)
In October 1999, the French magazine L’Express published two articles showing that Cambodian Prime Minister Hun Sen and his wife Bun Rany (who is also the President of Cambodia’s Red Cross) were behind the murder in July the same year of actress Piseth Pilika, who allegedly had an affair with Hun Sen. Given the irrefutable evidence against him and his wife as exposed by L’Express, Hun Sen did not dare file a defamation lawsuit against the French magazine. Instead, he asked his top adviser Om Yen Tieng (officially in charge of “human rights”) to issue an official statement under the Prime Minister’s letterhead accusing Sam Rainsy of “inventing” the Piseth Pilika’s story and “selling” it to L’Express.
In 1997, in a number of French-based publications and public meetings in Paris, Sam Rainsy accused Hun Sen of being the mastermind of the 30 March 1997 grenade attack in Phnom Penh, and he dared the Prime Minister to file a defamation lawsuit against him before the French court, which Hun Sen refused to do through another statement by the same Om Yen Tieng (see KI, 31 March 2005: “[About] Hun Sen and Ranariddh filing defamation lawsuit against L’Express”).
See L’Express’s articles about the murder of Piseth Pilika by clicking at
http://www.khmerintelligence.org/PisethPilika.htm and at
http://www.khmerintelligence.org/PisethPilikaDeux.htmSee Om Yen Tieng’s statement about Piseth Pilika by clicking at http://pisethpilika.free.fr/11%201.htm

French Foreign Minister called Hun Sen “a crook” (2)
On 7 October 1999, after reading Piseth Pilika’s story in L’Express while travelling on a plane taking him to Beyrouth, Hubert Védrine, then French Minister of Foreign Affairs, reportedly said about Hun Sen: “C’est une crapule” [He is a bad crook].

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13 avril 2005 / Journée solennelle de commémoration des victimes du génocide commis pendant le régime des Khmers rouges

Ce 17 avril 2005, tous les citoyens de France et du monde sont invités à commémorer le 30e « anniversaire » du génocide commis pendant le régime des Khmers Rouges.

A Paris, cet hommage solennel aux plus de 2 millions de victimes du génocide sera rendu dès le matin à 10h par une cérémonie traditionnelle à la pagode de Vincennes.

A partir de 13h, une messe sera également donnée à l’Eglise Saint Hippolyte, suivie d’une cérémonie bouddhique et d’une table ronde autour de personnalités de renom.

En fin d’après-midi, dès 17h, une grande marche solennelle sera organisée.

Lors de cette marche funèbre, les participants sont invités, dans la mesure du possible, à porter le deuil par une tenue blanche ou noire.

Entre 500 et 1000 personnes sont attendues pour cette marche silencieuse. Cette manifestation est un appel à la paix et au respect de la dignité humaine.

La marche partira du Mur pour la Paix, situé à l’extrémité sud du Champs de Mars, en face de l’école militaire. Elle aboutira à la Dalle des Droits de l’Homme, sur la place du Trocadéro.

Une allocution unique clôturera la marche et des performances musicales marqueront un ultime hommage solennel.

Vers 21h, la place sera illuminée par des milliers de bougies allumées pour exprimer l’espoir en un avenir meilleur.

Pour cette grande marche solennelle, le rendez-vous est donc donné à toutes et à tous au Mur pour la paix à 17h.

Responsable de communication :

Visal KAING
Tél. 06 10 38 29 98

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avril 11, 2005

PROGRAMME SIMPLIFIE DES CONFERENCES

8 avril, à Sciences Po Paris
Amphithéâtre Leroy Beaulieu
17h : Me Patrick BAUDOUIN, « Cambodge, vérité, justice et réconciliation »

9 avril, à la Cité internationale universitaire de Paris
Maison du Cambodge (bât. 30)
14h : Me Denys ROBILLIARD, « 30 ans après le 17 avril 1975, pourquoi combattre l'impunité ? »
15h30 : Véronik MENANTEAU, « Cambodge, mieux connaître pour mieux comprendre»
17h : Malay PHCAR, « L’art comme moyen d’expression du génocide »


Ce soir : Lundi 11 avril, au Théâtre Le Lucernaire à partir de 21h
21h : Séra, « L’art comme moyen d’expression du génocide »


Mardi 12 avril, à la Cité internationale universitaire de Paris à partir de 18h30
Grand salon de la Fondation Victor Lyon (bât. 24)
18h30 : Claire LY, « Cambodge, justice, réconciliation »
19h30 : Denise AFFONSO, « Témoin du génocide »

Mercredi 13 avril, à la Cité internationale universitaire de Paris à partir de 18h30
Grand Salon de la Fondation Victor Lyon (bât. 24)
18h30 : Sacha SHER, « une population décimée: qui est responsable ? »
19h30 : PIN Yathay, « Itinéraire d'un rescapé du génocide cambodgien »
20h30 : Sotha DANH SANG, auteur de « Khmers rouges et consorts, soyez maudits à jamais !»

Jeudi 14 avril, aux Missions Etrangères de Paris à partir de 18h30
18h30 : Dr Richard RECHTMAN, « Les conséquences du génocide »
19h30 : Bernard HAMEL, « Le génocide cambodgien était-il inévitable ? »


Vendredi 15 avril, à la Cité internationale universitaire de Paris à partir de 18h30
Grand salon Fondation Deutsch De la Meurthe (bât. 1)
18h30 : CHHUT Khay Chance, « Les purges de la zone Est, l’évacuation de la campagne et l’invasion vietnamienne »
19h30 : Mme UNG Bun-Hor, Me William BOURDON et Denis SALAS,
« Pourquoi le procès des Khmers rouges est-il nécessaire ? »

Samedi 16 avril, à l'Institut Pierre Mendès France à partir de 13h
13h : S.E. DOUC Rasy, « De l'esprit des droits de l'Homme à l'époque contemporaine »
14h : David BOYLE, « La qualification des crimes des Khmers rouges »
15h30 : ONG Thong Hoeung, « Le devoir de mémoire »
16h30 : David BOYLE, « Structures et enjeux des chambres extraordinaires pour juger les Khmers rouges »

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The boss

The boss

Jérôme qui mène une réunion brainstorming Capitale Media.

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avril 10, 2005

Le petit nuage gris qui planait sur ma tête est parti...

Comme certains de mes petits camarades le savent, j'ai eu quelques soucis avec mes objets du quotidien, comme signalé au début de ma note précédente... Outre mon accident de voiture (je n'ai rien eu, fort heureusement) qui a causé mon retour à la marche à pied - il faut dire que j'avais pris la mauvaise habitude de prendre ma voiture pour rien; donc non seulement cette mésaventure a changé mon état d'esprit, mais aussi, je poulluerai moins, quoique je roule au GPL, et que surtout j'opte désormais plus des marches pour la santé, tout simplement -, j'ai eu quelques problèmes avec mon tout nouveau V800, mais aussi mon Zen Micro, sans parler du Sanyo S750 et de mon infatiguable Tréo 600... Mmmhh, beaucoup de choses à la fois ne pensez-vous ? Hé ben oui, c'est ce que je pense aussi.

A l'heure où j'écris, tous ces petits soucis ont disparus, sauf bien entendu ma voiture qui attend toujours de retrouver son coffre, et son réservoir GPL, démonté pour l'occasion...

Pour résumer la résolution de mes différents problèmes, je dirai simplement:

- Ne jamais tenter de flasher votre V800 en Z800 en utilisant Davinci Server, préférez plutôt SETOOL qui a non seulement revivifié le V800, mais l'a aussi transformé en Z800... Résultat: fini les coupures intempestives en 3G du à Vodafone, mais aussi une plus belle customisation !
- Ne forcez pas sur la prise casque de votre Zen Micro car celle-ci est fragile (cf. forum Creative à ce sujet), et préférez un casque avec une prise en angle droit. En cas de soucis, la Fnac (ou directement Creative) procède directement à un échange standard. Même si le SAV de la Fnac ne le reconnait pas, le problème du connecteur casque est bien un souci connu!
- Sanyo S750: aucun commentaire. Je possède un modèle identique en échange standard avec le SAV Orange, avec semble-t-il, une rom nouvellement flashée. J'avoue ne pas utiliser la machine qui est totalement neuve. Entre le vendre ou le donner à ma maman, mon coeur balance... Mais elle est chez SFR, et le téléphone est simlocké Orange.
- Concernant, le Tréo 600, c'est totalement de ma faute... Le logiciel de sonnerie en MP3 a été mal configuré par ma personne, causant un re-boot intempestif de la bête à chaque appel reçu, ou en fin d'appel émis. Maintenant c'est bel et bien réglé.

Nouvelle semaine, nouvel état d'esprit... Ma voiture me manque quand même ;)

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avril 09, 2005

Trying to write more...

Je vous l'accorde, j'étais un peu absent de mon blog ces derniers temps. C'est que parfois, la vie vous réserve quelques pénibles surprises, au delà du manque de temps évident essentiellement dû à mes différentes activités professionnelles, associatives et familiales... J'essaie au mieux de contenter mon entourage, mais il est clair que personne n'est satisfait de mes absences trop nombreuses (mis à part au travail bien évidemment).

Désormais, je vais essayer d'écrire un peu plus, car cela me plait... Je dois cependant vous faire une confidence: je vais bientôt m'investir dans l'écriture sur un blog totalement différent du mien, résolument tourné vers la technologie, le design... J'ai nommé W3SH (à prononcer WESH)!!!! Bon je n'ai pas commencé l'aventure à proprement dit, car il faut que je trouve mes marques. Hé oui, je vends un peu la mèche, et il est clair que vous allez reconnaître mes interventions dans ce fabuleux blog! L'esprit de W3sh est résolument innovant, et la qualité des intervenants du blog fait que je me dois de trouver le bon ton, sans me fourvoyer... Vous me direz. En tout cas, commencez par le visiter: www.w3sh.com


W3sh style...

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avril 06, 2005

1975-2005, LE DEVOIR DE MEMOIRE, UNE NECESSITE

Article de Visal KAING publié dans l’Ecrit d’Angkor mars-avril 2005

A l’approche d’une date cruciale pour la communauté khmère, l’ensemble du monde associatif est en ébullition pour la préparation d’une action commémorative de grande envergure en France.
En effet, le Peuple khmer a vécu, il y a trente ans l’un des moments les plus sombres de l’humanité. Le génocide khmer rouge pendant lequel une partie très importante de la population cambodgienne fut décimée, constitue trop souvent une page oubliée de l’Histoire. L’extermination barbare de ces quelques 2 millions d’individus tend inexorablement à être oubliée voire ignorée par le grand public et en
particulier par la jeunesse. C’est pour rappeler ce nécessaire devoir de mémoire, que 30 ans après le drame, l’occasion de commémorer de manière solennelle les victimes de ce crime contre
l’humanité est saisie.

Le 17 avril 1975, la chute de Phnom Penh marque un tournant dans l’Histoire du pays. La capitale est littéralement vidée de sa population, et l’évacuation de millions d’hommes, de femmes et d’enfants, réalisée dans des conditions cruelles et inhumaines, laisse derrière elle une « ville fantôme ». L’idéologie politique, ethnique et raciale qui sous-tend alors le nouveau régime révolutionnaire amène le Kampuchéa Démocratique à la mise en place d’un système répressif et totalitaire dont la cruauté et l’absurdité n’ont rien à envier au IIIème Reich. La date du 17 avril est devenue indissociable du régime khmer rouge et marque le début d’un des génocides les plus horribles de l’Histoire. Trente ans plus tard, le traumatisme est toujours présent dans les esprits, et un projet de commémoration devait aboutir de manière inévitable.
Aujourd’hui, ce projet suscite un écho très positif chez les jeunes français et en particulier chez ceux d’origine cambodgienne qui se mobiliseront massivement, ce 17 avril 2005. Il a aussi recueilli le soutien le plus large du monde associatif khmer et français qui travaillent ensemble à la réalisation de cet événement. Plus d’une
trentaine d’associations et d’ONG participent à l’élaboration d’évènementiels liés à cette commémoration dans toute la France (conférences et témoignages, expositions, cérémonies rituelles et oecuméniques, messes, marche funèbre…).

Ce projet par sa dimension pédagogique a vocation à s’adresser à tous les citoyens du monde conscients de l’importance de l’Histoire de l’Humanité et soucieux du respect des droits de l’Homme et de la dignité humaine.

Pour la première fois depuis 30 ans, les obstacles à un projet de ce type, à une commémoration de cette envergure ont été levées même si les polémiques à l’égard de la situation politique cambodgienne demeurent. Cette manifestation de la société civile est partie d’une initiative apolitique dont les principes ont été acceptés unanimement par tous les organisateurs. La recherche des responsabilités individuelles pour le crime de génocide n’ayant pas encore abouti à ce jour, toute tentative de récupération politique de la part de quiconque serait un acte hautement irrespectueux de l’esprit de la commémoration collective.

Posted by socrate at 05:49 PM | Comments (0) | TrackBack

Cycle de conférences en commémoration du génocide commis pendant le régime des Khmers rouges.

Le 17 avril 2005, une journée de commémoration est organisée à l’occasion du trentième « anniversaire » du génocide commis pendant le régime des Khmers rouges au Cambodge, avec le soutien et la participation de plus de trente associations khmères et françaises ainsi que d’organisations non gouvernementales.

Jusqu’à cette date, un cycle de conférences est préparé avec le soutien de la section française d’Amnesty International et de Sciences-Po Paris, du 8 au 16 avril 2005, afin d’informer le public de cette page encore trop oubliée de l’Histoire et ainsi rappeler le devoir de mémoire envers les plus de deux millions de victimes du génocide. Des expositions de tirages photographiques et de peintures sont aussi organisées du 4 au 16 avril 2005.

Les conférenciers participant au cycle de conférences sont :
- Denise AFFONSO, auteur de « La digue des veuves »,
- Me Patrick BAUDOUIN, Président d’honneur de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme,
- Me William BOURDON, avocat international spécialiste des Droits de l’Homme,
- David BOYLE, doctorant à l’Université Paris II – Panthéon Assas,
- CHHUT Khay Chance, auteur de « Comment j’ai menti aux Khmers rouges »,
- S.E. DOUC Rasy, ancien Ambassadeur du Cambodge (1973-1975),
- Bernard HAMEL, ancien correspondant à Reuters au Cambodge dans les années 1960-1970,
- Claire LY, auteur de « Revenue de l’enfer – quatre ans dans les camps khmers rouges »,
- Véronik MENANTEAU, Présidente de Art et Urgence (association affiliée au Mouvement mondial pour la défense du droit des enfants),
- Dr Richard RECHTMAN, Médecin-chef, psychiatre et anthropologue,
- ONG Thong Hœung, auteur de « J’ai cru aux Khmers rouges »,
- Malay PHCAR, auteur de « l’Enfer khmer rouge »,
- PIN Yathay, auteur de « Tu vivras, mon fils »,
- Me Denys ROBILLIARD, avocat et ancien Président de Amnesty International,
- Denis SALAS, magistrat et maître de conférence à l’Ecole nationale de la magistrature,
- Séra, artiste peintre, auteur de « Impasse et Rouge »,
- Sacha SHER, auteur de « le Kampuchéa des "Khmers rouges" »,
- Mme UNG Boun-Hor, veuve du Président de l’Assemblée nationale du Cambodge (1974-1975) tué par les Khmers rouges.

Les conférences ont lieu à la Cité internationale universitaire de Paris, à l’Institut Pierre Mendès France, aux Missions étrangères de Paris, à Sciences-Po Paris, à Jussieu et au Théâtre le Lucernaire.

Contact Presse :
Visal KAING
06 10 38 29 98

N.B. : Le dossier de presse ainsi que le programme du cycle de conférences et des expositions sont disponibles sur demande et sur le site : http://commemoration.lesjeuneskhmers.com.

Posted by socrate at 05:22 PM | Comments (0) | TrackBack