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juillet 02, 2005
Continental GT : un carosse à crampons....!
Aujourd'hui, deux Bentley Continental GT croisées dans le village où se trouve mon entreprise (Coutts)! 9h du matin, surpris, pas le temps de dégaîner le téléphone pour la photo...déception. Mais à ma grande surprise, ce soir re-Bentley... cette fois, je l'aurai! Essayant en vain de la suivre, mon pauvre petit moteur 1,2l (rahhh) devait se résoudre à voir partir le 6l de 560ch (double moteur de Golf....) de ce monstrueux bijou qu'est la dernière Bentley. Soulagement : bouchon ; et me voilà près à suivre cette GT pendant 15kms... que dire mis à part que les proportions dénotent face aux autres automobiles. Le moteur W12 volkswagen arrache les 2,4 tonnes sans broncher, permettant un 0 à 100 kmh en 4,8s! Petite subtilité notée en la suivant, le feu stop central occupe toute la lunette arrière supérieure ; bon point sécurité et une touche esthétique intéressante. La continental GT : le meilleur compromis semble-t-il entre confort et sportivité face à des 612 Scaglietti ou Aston DB9.
Essai Continental GT :
Depuis toujours dans l’ombre de Rolls-Royce, Bentley n’a jamais volé de ses propres ailes. Un comble pour une marque dont, précisément, le logo évoque des ailes dépliées. L’avenir des deux icônes de l’automobile britannique a été pendant 67 ans intimement lié jusqu’à ce que leurs déclins annoncés suscitent les convoitises des grands constructeurs continentaux. Après bien des tergiversations, Rolls-Royce appartient aujourd’hui à BMW, et Bentley au groupe Volkswagen. Sans doute le meilleur rachat de Ferdinand Piëch, le PDG ingénieur de VW, fou de technologie, qui a tout de suite saisi l’opportunité de redonner à la marque de Crewe fierté et ambitions. Chef d’œuvre de design et de technologie, le coupé Bentley Continental GT offre une sportivité portée à son paroxysme dans un écrin d’un raffinement et d’une qualité de fabrication qui n’aurait pas froissé le nœud papillon de Sir Walter Owen Bentley, fondateur de la marque en 1919.
Une réalisation unique rendue possible par le fabuleux supermarché de composants dont dispose le groupe allemand attelé à aussi faire renaître Bugatti et Lamborghini. Mise à part sa carrosserie originale signée Dirk Van Braeckel, styliste de Bentley, la GT emprunte presque tout à la série et à la VW Phaëton : sa plate-forme et son moteur W12 issu de l’assemblage de deux VR6 ... de Golf ! Ne souriez pas car les motoristes allemands ont réussi à en tirer 560 chevaux, une puissance énorme mais justifiée par les 2400 kilos du fauve (570 de plus qu’une Ferrari 612 Scaglietti et 700 de plus qu’une Aston Martin DB9 !) Cette surcharge résulte de l’utilisation de tôle d’acier et non d’aluminium et de la présence d’une transmission intégrale permanente.
Ce choix judicieux de Piëch a permis de concevoir une 2+2 aux performances diaboliques (318 km/h et 4,8s pour atteindre 100 km/h) mais solide sur ses bases, très équilibrée, maniable et utilisable au quotidien. D’un confort inattendu lié à la suspension pneumatique réglable, la Bentley Continental GT « chouchoute » ses occupants mais peut en un éclair devenir une bête de circuit.
Voilette sur le chapeau : tout en défiant Ferrari, Aston Martin et quelques autres, la Bentley Continental GT restitue le charme discret et bourgeois des Bentley du passé en associant les meilleurs cuirs aux bois précieux et à l’aluminium bouchonné. Si l’on ne peut plus réellement parler d’un montage artisanal (à part les peaux de sellerie toujours lentement cousues à la main), la fabrication de la GT dans l’usine ultra-moderne de Crewe proche de Manchester fait appel à des compagnons spécialistes (80 pour le seul atelier bois où sont traités et découpés au laser les panneaux de chênes, érables et noisetiers).
Se situant en taille et en prix entre la Ferrari 612 Scaglietti et l’Aston Martin DB9, la Bentley Continental GT tarifée à 172.300 € est la moins chère de toutes les Bentley commercialisées jusqu’ici. Ce qui explique son succès des deux côtés de l’Atlantique.
Posted by fab at juillet 2, 2005 10:00 AM